Mission FOCH - Le groupe aéronaval (GAN) et le Standing NATO Maritime Group One (SNMG1) opèrent ensemble en mer du Nord

Publié le 25 Mars 2020 à 18:19

© EMA

Durant 3 jours, du 20 au 22 mars 2020, alors que le GAN réalisait en parallèle des interactions de défense aérienne de haut niveau avec les armées danoise, néerlandaise et suédoise, le porte-avions Charles de Gaulle et les 8 bâtiments[1] de son escorte ont été rejoints par le Standing NATO Maritime Group One (SNMG1), force navale multinationale permanente de l’OTAN. Leurs capacités ainsi mises en commun leur ont permis d’exercer leur interopérabilité à travers des manœuvres croisées tout en démontrant leur capacité à opérer conjointement dans une zone d’intérêt stratégique, et en contribuant à la sécurisation des approches européennes. Ces actions marquent la continuité opérationnelle de nos forces et leur capacité à entretenir un très haut niveau de coopération interalliée.

Le SNMG1 rassemblait autour de son « flagship » la frégate norvégienne Otto Sverdrup, le bâtiment de ravitaillement allemand Rhoen, la frégate britannique Sutherland et la frégate danoise Absalon. Cette force navale armée par l’OTAN, composée pour ce déploiement de quatre bâtiments de combat dont un bâtiment de ravitaillement, confère depuis 2005 aux pays membres de l’Alliance une capacité opérationnelle déployable à tout moment, sur les différentes mers du monde.

Les deux groupes déployés chacun en opération se sont coordonnés afin de mettre en commun leurs moyens et capacités de lutte, déployés dans une zone stratégique, pour les approvisionnements énergétiques de l’Europe, la Mer du Nord. L’occasion pour les marins de 8 nations de l’Alliance de confirmer leur capacité à maîtriser l’espace aéromaritime dans une zone de de 575 000 km carrés grande comme la France et à contribuer ensemble à la sécurisation des approches maritimes et territoriales de l’Europe du Nord.

A cette occasion, le groupe aéronaval et ses alliés de l’OTAN formant le SNMG1 ont réalisé une série d’actions  de haute intensité. Le 20 mars, les frégates Blas de Lezo (Espagne), Corte Real (Portugal), la frégate multi-missions (FREMM) Bretagne et les bâtiments Rhoen (Allemagne), Absalon (Danemark), Sutherland (Grande-Bretagne), et Otto Sverdrup (Norvège) ont commencé par une manœuvre de tir sur des cibles maritimes.

Durant la nuit du 20 au 21 mars, une simulation de lutte anti-surface (SURFEX) permit aux frégates Bretagne, Otto Sverdrup et Sutherland de s’entraîner à la protection d’une unité précieuse, en l’occurrence le Rhoen, avec pour objectif d’escorter ce dernier vers un port et de le protéger des attaques d’un groupe de bâtiments ennemis fictif, joué par les frégates Absalon, Blas de Lezo et Corte Real.

Le 21 mars, l’ensemble des bâtiments du GAN et du SNMG1 ont participé à deux manœuvres de défense aérienne (ADEX). Menées par les frégates Blas de Lezo et Chevalier Paul, comme unités dirigeantes, les deux forces se sont entraînées à défendre tour à tour le porte-avions attaqué fictivement par les Rafale marine.

La nuit du 21 au 22 mars fut consacrée à des exercices complémentaires de navigation et de positionnement en groupe constitué, avant que les deux forces s’exercent de nouveau au tir.

Enfin, le 22 mars, les équipages de l’Absalon et du Corte Real ont pratiqué des tirs au canon pour riposter à des attaques maritimes et aériennes.

Le contre-amiral Marc Aussedat, commandant la Task force 473 témoigne de l’importance de ce rassemblement opérationnel pour les forces de l’Alliance « Ces interactions opérationnelles représentent une formidable opportunité pour nos forces navales d’augmenter leur capacité à travailler efficacement ensemble. Elles permettent le maintien d’une capacité commune d’intervention, capacité nécessaire pour sécuriser les approches maritimes de l’Europe et garantir la liberté de navigation ». Le Commodore Yngve Skoglund, commandant le SNMG1 ajoute : « C’est notre capacité à opérer ensemble, à développer des procédures et des moyens de communication qui fait de nous des forces alliées. Nous améliorons ainsi notre lecture des conflits actuels et nos capacités d’action tout en démontrant de manière évidente notre pleine intégration aux missions de l’OTAN. Ensemble, avec les alliés de l’OTAN, nous constituons une force navale puissante ».

 

Ainsi complètement intégrées et interopérables, les unités du GAN et du Standing NATO maritime groupe One ont amélioré leur capacité à joindre rapidement leurs forces dans deux domaines de lutte (anti-aérienne et anti-surface), dans un environnement complexe, préparant les marins comme les matériels à faire face à des situations variées et à l’intensité toujours plus élevée. Ces interactions illustrent la réactivité et l’interopérabilité au sein de l’Alliance.

[1] La frégate multi-missions (FREMM) Bretagne, la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, la frégate anti sous-marine (FASM) La Motte-Picquet, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, la frégate allemande Lübeck, la frégate belge Leopold 1er, la frégate espagnole Blas de Lezo et la frégate portugaise Corte Real.

Sources : État-major des armées
Droits : EMA

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