Mission Foch - Second-Maître Richard, détecteur navigateur aérien (DENAé) au sein de la flottille 21F

Publié le 19 Mars 2020 à 13:17

© EMA

Embarqué à bord du porte-avions Charles De Gaulle le temps de la mission Foch, le second-maître Richard est affecté sur la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, où est basée la flottille 21 F, qui est constituée d’avions de patrouille maritime.

Pour ce Dunkerquois d’origine, la vocation de rejoindre la Marine nationale est venue après de longues discussions avec un ami d’enfance qui souhaitait très tôt s’engager dans la Marine « Il m’a énormément parlé des opportunités de carrière que je pourrais avoir, de toutes les choses intéressantes que je verrais et que j’apprendrais ». Son camarade l’encourage à intégrer avec lui la préparation militaire marine (PMM) de Dunkerque, la PMM « Jean Bart », l’année de sa terminale. Une expérience qui le convainc définitivement de prendre la mer comme l’a fait avant lui le célèbre corsaire flamand.

Bac scientifique en poche, il se rend au CIRFA le plus proche mais n’est pas retenu, son projet professionnel n’étant pas assez mûri.  Il décide de retenter sa chance après avoir obtenu son brevet de pilotage et son permis bateau, et après un séjour en Angleterre pour améliorer son niveau d’anglais « Je voulais absolument m’engager dans la Marine, je n’avais que cette idée en tête. Pendant trois ans, je me suis bien préparé, en veillant à respecter les conseils que l’on m’avait donné au CIRFA ». Il est alors accepté pour suivre une formation de  PNTAC (personnel navigant tactique).

Il intègre alors l’Ecole de Maistrance en octobre 2017 pour quatre mois d’instruction, avant de s’orienter vers la spécialité de DENAé (détecteur navigateur aérien), qui consiste, à bord d’un avion de patrouille et de surveillance maritime, à analyser les informations obtenues par les radars et à assurer le suivi de la navigation et le report des informations sur les bâtiments rencontrés. Un an plus tard et une seconde place obtenue au sein de sa promotion, il choisit son affectation. Ça sera la flottille 21F de patrouille maritime basée à Lann-Bihoué. « A ce moment-là, la 21F était la première flottille à passer au nouveau standard technologique de l’Atlantique 2, le standard 6. Je me suis dit que ça serait intéressant d’être affecté sur des appareils aussi pointus technologiquement ».  Après avoir fait ses armes sur l’aéronef de patrouille maritime, il part à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour y effectuer une mission au sein du bureau des vols.  Une nouvelle expérience qui lui permet de compléter et d’améliorer ses connaissances dans le domaine aéronautique « Cet embarquement est très enrichissant, en particulier du point de vue des nombreuses interactions réalisées avec les marines étrangères. Les échanges avec le porte-avions américain m’ont notamment permis de voir de près un avion de chasse F-18 Super Hornet de l’US Navy ».

Au sein du groupe aéronaval, embarqué sur le porte-avions Charles de Gaulle, le rôle du DENAé est essentiel pour tous les pilotes embarqués : « Ma mission au sein du GAN consiste à assister les pilotes de Rafale marine et de Hawkeye dans la préparation de leurs vols opérationnels. Pour cela, je me renseigne notamment sur les différents aéronefs que les pilotes peuvent être amenés à rencontrer dans leur secteur de vol et je leur présente ces données lors d’un briefing préparatoire. ».

Pour ce Nordiste fier de ses origines, cette mission revêt un aspect particulier « On n’oublie pas d’où l’on vient. J’ai appelé mes parents pour les prévenir que l’on passerait dans la Manche, à proximité de « mes » terres. J’ai plusieurs fois traversé cette mer lorsque je travaillais dans la marine marchande, sur ferry, en effectuant des liaisons quotidiennes entre Calais et Douvres. C’est la première fois que j’effectue la traversée de la Manche dans ce sens. C’est une grande fierté de le faire sur le « Charles de Gaulle ».  

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère des armées

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