Bilan police des pêches 2019

Publié le 18 Février 2020 à 09:37

© EMA

Ø Un bilan positif pour l’ensemble des forces de souveraineté françaises

La préservation des ressources halieutiques, la lutte contre la pêche illicite ainsi que la protection des diverses zones économiques exclusives constituent des enjeux économiques majeurs pour l’ensemble des forces de souveraineté française présentes dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), aux Antilles (FAA), en Nouvelle-Calédonie (FANC) ou encore en Polynésie française (FAPF), ou en Guyane (FAG).

Afin de lutter contre le trafic d’espèces protégées (lambins, oursins blancs), de participer aux impératifs de santé publique ou de surveiller les différentes zones économiques exclusives dans un contexte de croissance de l’effort de pêche, les forces armées participent activement à ces missions avec l’aide des bâtiments de la Marine nationale et de la gendarmerie maritime, mais aussi de l’armée de l’Air et en coopération avec les détachements militaires permanents déployés sur ces territoires.

Aux Antilles, en 2019, les FAA ont effectué, en Guadeloupe et en Martinique, 18 heures de surveillance aérienne (hélicoptère Panther, de la Marine et ponctuellement un avion Falcon 50 Marine venant de métropole) et 43 jours de surveillance maritime grâce au patrouilleur côtier de la Gendarmerie maritime Violette et le remorqueur portuaire côtier Maïto permettant le contrôle de 50 navires, la relève de 36 casiers et l’établissement de 20 procès-verbaux.

En Nouvelle-Calédonie, neuf contrôles ont été conduits par les patrouilleurs de la Marine « La Moqueuse » et « La Glorieuse » et par le bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) « D’Entrecasteaux ». L’ensemble des moyens aériens et maritimes des forces armées ont consacré aux opérations de police des pêches près de 50 heures de vol et 43 jours de mer, dont 400 heures de mer de contrôle des pêches effectives.

De leur côté, les FAZSOI ont réalisé, en 2019, neuf opérations de police des pêches conduites par la Marine nationale dans la zone maritime sud de l’océan Indien. Les infractions relevées ont débouché sur l’appréhension de 700 kilos de poissons et 420 kilos d’holothuries. Elles concernaient en majorité des embarcations légères mahoraises en infraction à la réglementation et un navire palangrier réunionnais en action de pêche non autorisée dans les eaux territoriales des îles Glorieuses. En 2020, les bâtiments de la Marine nationale basés à La Réunion, frégates de surveillance « Nivôse » et « Floréal », BSAOM « Champlain », patrouilleur « Le Malin » et patrouilleur polaire « L’Astrolabe », effectueront plus de 600 jours de patrouille dans les ZEE françaises « chaudes » et « froides » situées dans la zone sud de l’océan Indien.

En Polynésie française, les FAPF, grâce à la présence des bâtiments de la Marine (patrouilleur Arago, frégate de surveillance Prairial et BSAOM Bougainville ont réalisé 66 visites de navires de pêche étrangers en haute-mer au titre de la Western and Central Pacific Fisheries Commission [WCPFC – organisation régionale des pêches pour l’ouest du Pacifique]. Cet excellent bilan place la France au premier rang des nations réalisant les contrôles WCPFC, devant les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. En complément, les avions Falcon 200 Gardian de la Marine ont réalisé 253 survols de navires de pêches dans la ZEE et à ses abords en 2019, souvent à 1 000 voire 2 000 kilomètres de Tahiti. Les forces contribuent enfin à cette mission à travers la coopération régionale. En 2019, les moyens des FAPF ont participé à trois opérations de coopération de surveillance maritime avec les États voisins et insulaires du Pacifique.

Enfin, en Guyane, les moyens maritimes des FAG, constitués de deux patrouilleurs Antilles-Guyane La Confiance et La Résolue de deux vedettes côtières de surveillance maritime de la gendarmerie maritime Organabo et Mahury et de l’embarcation remonte filets Caouanne ont ainsi cumulé près de 364 jours de mer dont 201 exclusivement dédiés à la mission de police des pêches. Les moyens aériens de l’escadron de transport 68 Antilles Guyane, dont l’équipage est renforcé par un personnel volant issu de l’aéronautique navale affecté à l’état-major des FAG, ponctuellement appuyés par un Falcon 50 de la Marine venant de métropole, ont consacré 112 heures de vol à l’appui des opérations en 2019. Cette mobilisation des FAG, en liaison avec les autres administrations, dont les affaires maritimes et les douanes garde-côtes, a permis de mener 103 actions sur des embarcations suspectes, conduisant à 15 déroutements ainsi qu’à la confiscation de 243 kilomètres de filets et le rejet de plus de 49 tonnes de poissons. Elle a également permis la saisie de 587 kilos de vessies natatoires.

L’ensemble de ces actions réalisées par les forces armées françaises en coopération avec d’autres acteurs forment un bilan positif qui continuera de se renforcer en 2020. Ce bilan positif démontre aussi la détermination de l’État français à faire respecter sa souveraineté sur les différents espaces maritimes et à préserver ses ressources halieutiques.

La France dispose du 2e domaine maritime mondial, avec près de 19 000 km de littoral et 10,2 millions de km2 de zone économique exclusive [ZEE] dont 97 % se situent outre-mer. La protection de ces espaces est une priorité, à laquelle participent les armées notamment dans le cadre de la mission de police des pêches. Celle-ci s’inscrit dans un cadre européen et interministériel mobilisant plusieurs services de l’État.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère des armées

 

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