Parution du 1er bilan annuel du MICA Center sur la piraterie et le brigandage maritimes dans le monde

Publié le 7 Janvier 2020 à 09:15

© Marine nationale

Pour la première fois depuis sa création en 2016, le Maritime Information Cooperation & Awareness Center (MICA Center) publie un bilan annuel des actes de piraterie et de brigandage maritimes. Ce bilan recense et caractérise les faits relevés au cours de l’année 2019 qui affectent la sûreté maritime dans le monde.

Hébergé à Brest au sein de la préfecture maritime de l’Atlantique, le Maritime Information Cooperation & Awareness Center (MICA Center) a été créé pour répondre aux enjeux stratégiques posés par les menaces affectant la sûreté des espaces maritimes. Armé par une trentaine de personnes de la Marine nationale et de marines de pays partenaires(1) ce centre d’expertise français à compétence mondiale veille 7 j/7, 24 h/24 sur le trafic maritime.

En cas d’attaque, le MICA Center contribue directement au soutien des équipages des navires et de leurs armateurs(2) Egalement centre d’analyse, le MICA Center évalue la situation sécuritaire maritime dans le monde grâce aux signalements volontaires des différents acteurs de la communauté maritime. Le MICA Center publie des bilans réguliers au profit des partenaires qui s’abonnent à ses services gratuits.

Ce rapport annuel en fait la synthèse et analyse les tendances observées ainsi que l’évolution des modes d’action et du recours à la violence.

Le nombre d’événements liés à la piraterie et au brigandage maritimes en 2019 reste stable depuis quatre ans. Avec 360 événements reportés dans le monde, il reste près de deux fois inférieur aux sommets atteints en 2011, au plus fort des attaques au large de la Somalie.

Pour l’année 2019, le MICA Center constate une légère hausse du nombre d’attaques relevées dans le golfe de Guinée mais aussi l’augmentation sensible du nombre de personnes enlevées. Il confirme une relative stabilité en Asie du Sud Est, le maintien à un niveau faible de la piraterie au large de la Corne de l’Afrique et enfin une recrudescence du brigandage dans l’arc des Caraïbes.

Le MICA Center favorise une étroite coopération entre les marines militaires, les marines de commerce et le monde maritime pour améliorer la sûreté maritime. Il s’appuie sur l’expertise de la Marine nationale et développe différents partenariats dans le monde pour accroître et consolider les informations dont il dispose.

Pour le golfe de Guinée, le MICA Center s’appuie sur l’accord de coopération franco-britannique du Maritime Domain Awareness for Trade-Gulf of Guinea (MDAT-GoG). Pour la corne nord-est de l’Afrique, il accueille le Maritime Security Centre-Horn of Africa (MSCHoA), placé sous le commandement de l’opération européenne Atalanta basé à Rota en Espagne.

Les liens de confiance établis avec l’industrie maritime et les autres centres d’expertise maritime dans le monde(3) permettent des échanges de qualité tout au long de l’année. Ils contribuent à enrichir les données dont dispose le MICA Center et à l’élaboration du premier bilan annuel de sa jeune histoire.

Retrouvez le bilan annuel sur le site du Maritime Information Cooperation & Awareness Center (MICA Center) : www.mica-center.org

(1) 1 officier espagnol, 2 officiers mariniers belges et 1 officier marinier portugais.

(2) Maintenir un lien direct avec le navire attaqué, mettre en garde les autres navires présents dans la zone, transmettre l’alerte vers les centres compétents pour diriger une intervention, suivre le traitement post-alerte.

(3) UKMTO (Grande Bretagne), COVAM (Espagne), IFC Singapour, CRFIM Madagascar, IFC IOC New Delhi.

Dossier de presse

 

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (2 votes)
Envoyer