1300 jours de mer pour le MT Eric

Publié le 18 Octobre 2019 à 15:20

© Marine nationale

Le Maitre Eric est directeur de pont d’envol à bord du Porte hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre. A bord il est chargé de la mise en place des aéronefs qui appontent et décollent depuis le bâtiment. Son objectif principal : veiller à la sécurité de ces manœuvres sur le pont d’envol. A la manière d’un chef d’orchestre, il accompagne, avec son équipe, le décollage et l’appontage des aéronefs, dans un environnement en perpétuelle évolution.

MT Eric, directeur de pont d’envol

Parcours :

2000 – entrée dans la Marine nationale, comme fusilier marin

2004 – Chef d’équipe, passage au grade de second maître.

2005 1ère affectation sur le porte-avions Charles de Gaulle Puis affectations successives en Groupement des fusiliers marins et PHA Dixmude

2014 – Passage au grade de Maître

2016 – cours de directeur de pont d’envol à l’école du personnel du pont d’envol (EPPE) puis

2ème affectation sur le porte-avions Charles de Gaulle, mais 1ère en tant que « Chien jaune »

Actuellement, directeur de pont d’envol sur le PHA Tonnerre, Il comptabilise 1 300 jours de mer

« Chien jaune, un métier hors du commun en mouvement permanent »

C’est au cours de sa première affectation sur le porte-avions Charles de Gaulle que le Maître Eric, fusilier marin de spécialité, découvre le métier de directeur de pont d’envol. Autrement appelé « chien jaune », le directeur de pont d’envol est chargé de la mise en œuvre des avions de chasse ou des hélicoptères sur les bâtiments porte-aéronefs de la Marine nationale. Le porte-avions lui offre alors la possibilité de découvrir ces appareils hors normes que l’on est rarement amené à voir de près. Après une première partie de carrière en tant que fusilier marin, la perspective d’un nouveau challenge et d’un métier sans routine le motivent à obtenir le certificat de directeur de pont d’envol. L’apprentissage de nouveau savoir-faire ne lui fait pas peur, la remise en cause, qualité première d’un chien jaune faisant partie de son caractère. Lui sont alors enseignés les rudiments du travail sur le pont d’envol, en sécurité et en équipage, ce dernier pouvant rassembler plus d’une centaine de marins de spécialités différentes et complémentaires. Sa première partie de carrière lui ayant permis d’accéder à des fonctions d’encadrement, l’idée de diriger toute une équipe sur le pont d’un bateau l’intéresse particulièrement. Aussitôt sorti de l’Ecole du personnel du pont d’envol, le MT Eric est affecté sur le porte-avions Charles de Gaulle. Sur ce bâtiment, son rôle consiste à prendre part au grand ballet des Rafale marine de l’Aéronautique navale, en assurant le positionnement des avions de chasse sur les catapultes avec l’ensemble des directeurs présents sur le pont. Il participe notamment à l’opération Arromanche 3. 3 ans plus tard, il embarque sur le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre. Il y dirige alors la manœuvre pour la mise en œuvre des hélicoptères, de leur sortie du hangar, jusqu’à leur décollage. Installation sur le spot, ravitaillement en kérosène, embarquement ou débarquement de passagers, toutes ces actions se font sous la direction et l’œil attentif du MT Eric dont le seul leitmotiv est la sécurité. La gestion des équipes du pont d’envol, la préparation et la vérification du matériel mais aussi l’anticipation des manœuvres et la précision d’exécution sont de mise dans ce métier visant à faire décoller des aéronefs, en toute sécurité, à la minute près !

 

Meilleur souvenir :

Actuellement engagé dans l’exercice Griffin Strike 2019, le MT Eric fait apponter et décoller chaque jour des hélicoptères britanniques de la Royal Navy et de la Royal Air Force. La coopération franco-anglaise dans le cadre de cet exercice lui aura permis de faire apponter pour la première fois de sa carrière un hélicoptère Chinook aux dimensions impressionnantes : 15,9 mètres de long, 2 rotors de 18,29 mètres de diamètres et capable d’embarquer jusqu’à 44 soldats. Nul besoin pour lui d’être parfaitement bilingue, si l’anglais est néanmoins requis, le langage international des chiens jaunes lui permet de guider les manœuvres de l’appareil de nos camarades britanniques sans aucune difficulté.

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