Intervention des hélicoptères Dauphin de la 35F contre un incendie en Polynésie française

Publié le 30 Août 2019 à 11:36

© Jonathan Bellenand/Marine Nationale/Défense

Du 24 au 26 août 2019, sur demande de concours du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, les Forces armées en Polynésie française (FAPF) ont lutté, en lien avec les forces de sécurité civiles, contre un feu de forêt sur les hauteurs de Paea, sur la côte ouest de Tahiti. Les hélicoptères Dauphin de la Flottille 35F ont donc été engagés pour lutter contre cet incendie. A cette occasion, ils ont mis en œuvre un réservoir optionnel, le Bambi bucket, installé sous le fuselage de l’appareil et prévu spécialement pour ce type d’intervention.
Les premières rotations ont été réalisées en fin d’après-midi le samedi 24 et ont dû être interrompues avec la tombée de la nuit.

Le dimanche matin, dès 06h00, les 2 hélicoptères de la 35F ont repris les rotations afin d’aider à circonscrire l’incendie en appui des troupes au sol. La proximité avec le lagon a permis aux hélicoptères de pouvoir larguer 700 litres d’eau toutes les 4 à 5 minutes environ.
En fin de journée, l’évolution de l’incendie a nécessité l’intervention de moyens complémentaires, et un des deux hélicoptères de la 35F a déposé 2 bâches à eau de 500 litres ainsi que du matériel afin de permettre aux sapeurs-pompiers de continuer la lutte dans la nuit de dimanche à lundi, tandis que l’autre poursuivait les largages.

Lors du vol de reconnaissance du lundi matin, il a été décidé la fin des rotations en hélicoptère et le retour vers le groupement aéronautique militaire (GAM) de FAA’A.

Une équipe du Services des essences des armées (SEA) a aussi été engagée afin de permettre un ravitaillement en carburant au plus près de la zone de l’incendie et limiter ainsi la perte de temps. Ce sont donc deux véhicules qui ont été mobilisés sur place avec le personnel nécessaire, permettant la délivrance de plus de 6000 litres de kérosène au cours de la journée.
Tout au long du déploiement, les mécaniciens de la 35F ont veillé sur les machines afin de prévenir tout problème. Ce suivi était d’autant plus important que c’était la première intervention sur une aussi longue période dans ces conditions (émanations de fumée, et utilisation d’eau de mer).

Au bilan, les deux hélicoptères ont volé plus de 20 heures pour réaliser 166 largages soit plus de 116 tonnes d’eau. Tous ces largages ont été réalisés en lien direct avec le chef des opérations de secours.

Pour les FAPF, il s’agissait de la première intervention avec les deux hélicoptères engagés en même temps avec la capacité bombardier d’eau.

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