Avec le retrait prochain du Saphir : retour sur l’activité des SNA de type Rubis

Publié le 5 Juillet 2019 à 14:21

© Marine nationale

Conçue dans les années 1970, la construction du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) constituait alors un véritable défi : intégrer une chaufferie nucléaire sur un sous-marin de 2500 tonnes.

 

Pour construire le plus petit sous-marin nucléaire au monde, l’effort a en effet surtout porté sur la propulsion nucléaire. Leur mise en service, dans les années 1980, est une véritable révolution au sein des forces sous-marines en apportant une autonomie à la mer limitée par la seule capacité d’emport en vivres (45 jours).

 

Quelques années plus tard, apparaît la nécessité de moderniser le système de combat. L'opération dite « Améthyste » sera réalisée  à partir du 5e de la série tandis que les quatre premiers seront refondus avec une forme albacore, des transmissions par satellite et un sonar plus performant.

Initialement conçus pour la lutte antinavire, les SNA deviennent ainsi des outils polyvalents capables de réaliser toute sorte de missions, dont des missions de lutte anti sous-marine. À la fin de la Guerre froide, les missions des SNA, dont le cœur reste le soutien à la dissuasion, évoluent vers des missions de recueil discret de renseignement, notamment en zone de crise. Parallèlement, le SNA, jadis chasseur solitaire, travaille de plus en plus au sein d’une force navale, pour laquelle il constitue un capteur avancé.

 

Il accompagne ainsi le porte-avions dans tous ses déploiements, agissant en éclaireur avec comme atout principal celui de sa discrétion.

 

Les SNA ont  montré, et démontrent au quotidien, leur aptitude à se déployer, contribuant ainsi à la crédibilité de l’ensemble des forces sous-marines et donc de la dissuasion.

 

Le Saphir en fut l’illustration au cours de ses 35 années d’activités opérationnelles : de l’océan Indien au Grand Nord, en passant par les Caraïbes, il a en effet brillamment rempli ses missions.

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (3 votes)
Envoyer