Mission d’évaluation du péril aviaire sur l’île de Tromelin

Publié le 27 Juin 2019 à 16:55

© EMA

Du 17 au 21 juin 2019, le patrouilleur polaire Astrolabe a embarqué une dizaine de personnes des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), dont trois experts de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) et un détachement hélicoptère Écureuil afin de conduire une mission d’évaluation du péril aviaire sur cet îlot d’un kilomètre carré.

L’enjeu était d’évaluer le risque de mettre en œuvre un avion ou un hélicoptère, souvent unique moyen d’atteindre Tromelin, pour ravitailler l’île et assurer la relève, tous les deux à quatre mois, des trois personnels qui y sont déployés. Depuis 10 ans, suite à une campagne d’éradication du rat, la population aviaire de l’île s’est progressivement reconstituée jusqu’à atteindre en 2017 un niveau incompatible avec l’accueil de l’avion militaire CASA du détachement aérien 181 (La Réunion) jusqu’alors en charge de conduire les opérations de relève.

L’île présente une avifaune exceptionnelle qui doit être préservée. Le développement d’un site de ponte et des abris de nombreuses espèces sur un espace aussi restreint a rendu difficiles les opérations de ravitaillement et la conduite des relèves. Cette mission se devait d’apporter les réponses à ces enjeux.

Dans le but de tester de nouveaux vecteurs, les TAAF ont donc demandé au général de Vidaud commandant supérieur des FAZSOI, le concours de L’Astrolabe. Ce navire dispose d’une plate-forme hélicoptère et l’équipage est habitué à travailler avec un détachement Écureuil civil en Antarctique.

Finalement, la population aviaire du moment n’aura pas perturbé les mouvements de l’hélicoptère, qui a effectué sans problème plusieurs déposes de personnel et de matériels. La DGAC a pu tester plusieurs techniques d’effarouchement – ultrasons, technologies laser ou encore un drone – et produira un rapport qui bénéficiera tant aux FAZSOI qu’aux TAAF pour décider de la reprise ou non des liaisons aériennes.

Les 1 700 militaires déployés aux FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Les FAZSOI constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

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