La France partage son savoir-faire amphibie avec ses alliés

Publié le 17 Juin 2019 à 13:38

© Marine nationale

Après la Pologne et l’Allemagne, c’est la France qui a accueilli à Toulon du 20 au 25 mai 2019 la réunion de l’OTAN en matière de doctrine amphibie.

Organisé conjointement par l’état-major de la Marine, le commandement des forces terrestres et l’état-major de la force d’action navale, l’évènement a réuni une vingtaine d’officiers de pays membres ou partenaires de l’OTAN. Ce collège d’experts appelé AOWG (Amphibious Operation Working Group) mène une réflexion sur les opérations amphibies présentes et futures et développe en permanence le cadre de tactiques, règles et standards communs permettant ainsi une interopérabilité maximale des pays de l’OTAN dans ce domaine complexe interarmées de l’amphibie. L’amphibie est un des rares domaines opérationnels mettant en œuvre simultanément des moyens aéro-maritimes et terrestres, dans une situation d’ouverture de front depuis la mer. Troupes aéroportées, engins mécanisés, appui feu aérien peuvent être intégrer au sein d’une force amphibie. Cette dernière est généralement constituée de plusieurs navires de combat, la pièce maitresse étant un porte-hélicoptères amphibie.

La France est à ce titre, une des rares nations à pouvoir déployer l’ensemble des moyens navals, terrestres et aériens concourant aux opérations amphibies, au standard OTAN.

C’est par exemple grâce à cette standardisation que le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a pu s’intégrer facilement dans une force amphibie franco-néerlandaise durant l’exercice «Trident Juncture » cet automne au large de la Norvège. C’est aussi grâce à ce travail amont que des déploiements opérationnels franco-américains majeurs comme « Bois Belleau 100 » dans le Golfe Arabo-persique sont rendus possibles.

En matière d’opérations amphibies et aéroportées, la France dispose d’un savoir-faire reconnu qui lui permet d’intervenir sur un large spectre de missions, de l’assistance à populations comme aux Antilles suite au passage de l’ouragan Irma, aux opérations extérieures de haute intensité comme lors de l’opération « Harmattan » en Libye, la plaçant dans un cercle très restreint de nations au savoir-faire « war proven ».

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