Opération conjointe de surveillance des pêches en Afrique de l’Ouest

Publié le 21 Mai 2019 à 18:27

© EMA

Du 6 au 14 mai 2019, l’avion de patrouille maritime Falcon 50 de la Marine nationale basé à Dakar a participé à une opération conjointe de surveillance des pêches. Celle-ci visait à lutter contre la pêche illicite dans le cadre du projet d’action européen pour l’amélioration de la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest (PESCAO).

En 2018, l’Agence Européenne de Contrôle des Pêches (AECP) a lancé le projet d’action européen pour l’amélioration de la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest (PESCAO). Basé à Téma (Ghana), le PESCAO regroupe 13 pays africains de la Mauritanie au Nigéria et travaille en partenariat avec la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) de Dakar.

L’opération s’est déroulée entre la frontière Nord de la Guinée-Bissau et la frontière Sud de la Sierra Leone. Outre ces deux pays, ce sont également le Cap Vert, la Guinée, les Eléments Français au Sénégal (EFS) et l’Agence européenne de contrôle des pêches qui ont participé à l’opération. Le dispositif intégrait des moyens fournis par chaque pays de la zone : un patrouilleur de haute mer affrété du Cap Vert et trois vedettes provenant de Guinée, de Guinée-Bissau et de Sierra Leone.

Cette mission officielle était une première depuis le lancement du PESCAO en 2018. Le Falcon 50 français, constituait le seul aéronef du dispositif. Lors de chacun de ses vols, il a embarqué un contrôleur des pêches de la Guinée-Bissau. Cette surveillance maritime par voie aérienne apporte une plus-value complémentaire et déterminante pour la lutte contre la pêche illicite, en soutenant l’action des patrouilleurs et vedettes par un éclairage à grand rayon d’action et à forte rapidité d’exécution.

Au total, vingt-six navires de pêche ont été investigués, dont un contrevenant qui opérait sans licence. L’efficacité de cette coopération est également permise par l’expertise acquise durant les missions Corymbe dans le cadre desquels au moins un bâtiment français est déployé en quasi permanence dans le Golfe de Guinée.

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