PORTRAIT : SM Bertrand Nageur de combat  

Publié le 12 Juillet 2018 à 17:11

© Marine nationale

Son parcours

2011 : École de maistrance, puis cours du brevet d’aptitude de fusilier marin à Lorient.

2012 : Obtention du brevet élémentaire commando, puis du brevet militaire de parachutisme. Affectation au commando Jaubert à Lorient.

2014 : Obtention du brevet de chef d’équipe commando.

2016 : Certificat de plongeur de bord, début du cours nageur de combat à Saint-Mandrier.

2017 : Obtention du certificat de nageur de combat. Affectation au commando Hubert à Saint-Mandrier.

 

Meilleur souvenir

« Le 20 juillet 2017, je suis sous le soleil de Saint-Mandrier, entouré de mes proches. Mon parrain me serre la main après avoir agrafé sur ma poitrine l’insigne de nageur de combat. Cet instant tant attendu marque la fin d’un cours aussi difficile qu’enrichissant, mais surtout le début d’une nouvelle vie : celle de nageur de combat au sein du commando Hubert. »

Focus

Le commando Hubert

Le commando Hubert est l’une des sept unités de commandos marine. Il est basé à Saint-Mandrier, dans le Var, les six autres à Lorient. Le commando Hubert regroupe en son sein toutes les compétences des commandos marine : capacité de renseignement, tireur d’élite, groupe de contre-terrorisme et libération d’otage, saut à terre et en mer et insertion sous voile, mise en œuvre des vecteurs nautiques et terrestres. Cette unité s’appuie aussi sur des compétences spécifiques : action sous-marine et mise en œuvre des engins sous-marins. Le commando Hubert est la seule unité de nageurs de combat de la Marine nationale.

Pour devenir nageur de combat, il faut au préalable être breveté commando, puis, après quelques années d’affectation dans un commando de combat « classique » (Jaubert, Trépel, de Penfentenyo, de Montfort), réussir le cours de nageur de combat, délivré par l’école de plongée également basée à Saint-Mandrier.

Mon parcours dans la Marine nationale débute à l’École de maistrance à Brest, où j’ai acquis les connaissances générales et maritimes nécessaires à ma future fonction de chef d’équipe. J’ai ensuite rejoint l’École des fusiliers marins à Lorient pour y acquérir les compétences propres à ma spécialité.  

Cette formation initiale me permet de diriger une équipe de protection terrestre ou maritime, pour assurer la sécurité des points stratégiques de la Marine. 

Mes connaissances sur le combat et un entraînement rigoureux me permettent d’accéder au stage commando élémentaire. Ma détermination et mon excellente préparation physique préalable auront raison du froid et de la fatigue auxquels je dois faire face.

Pendant mon affectation au commando Jaubert, j’alterne entraînements et missions. Le quotidien est rythmé par les séances d’aérocordage depuis un hélicoptère, les sauts en parachute, les infiltrations maritimes et l’entraînement au combat. L’obtention du brevet « chef d’équipe commando » me permet de transmettre mon expérience et mon savoir aux nouveaux arrivants. C’est aussi le pré-requis au long cursus de sélection pour obtenir le certificat de nageur de combat. J’organise alors mon temps de travail pour parfaire ma préparation. 

La première étape est de réussir le cours plongeur de bord, ouvert à toutes les spécialités. C’est une nouvelle remise en question car c’est une discipline totalement différente des précédentes qui réclame une préparation physique et la maîtrise de connaissances techniques spécifiques.

Mais cela n’est rien comparé au cours de nageurs de combat. En effet, une fois encore, la remise en cause est totale. Je dois à nouveau puiser au fond de moi les ressources nécessaires pour surmonter toutes les épreuves, aussi éprouvantes que techniques.

À l’issue du cours nageur, j’intègre le commando Hubert à Saint-Mandrier, où je finis de parfaire ma formation avant de rejoindre un groupe expert en contre-terrorisme et libération d’otage (CTLO). 

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