Gabian 18.2 : La flotte toulonnaise en entraînement en Méditerranée

Publié le 14 Juin 2018 à 16:47

© Marine nationale

Du 11 au 15 juin 2018, 6 navires de combat des forces de surface et des aéronefs de l’aéronautique navale s’entraînent ensemble au large de Toulon dans le cadre de l’entraînement collectif GABIAN.

 

L’objectif de ce déploiement est d’entraîner les équipages des bâtiments de surface appartenant à la Force d’action navale* et des aéronefs de l’aéronautique navale, et permettre ainsi aux marins de se préparer conjointement à leurs futures missions opérationnelles. C’est également un moyen d’entretenir et de développer les savoir-faire individuels et collectifs des marins de chacune de ces unités de combat.

Au programme de cette semaine d’entraînement intense : des exercices de lutte contre les menaces asymétriques, des tirs d’artillerie et des exercices recréant des sinistres majeurs sur un bâtiment (Ex : voie d’eau, incendie, homme à la mer etc.).
Objectif : faire progresser les marins en reproduisant des conditions au plus près de la réalité.

Parmi les bâtiments présents dans cette deuxième édition annuelle de GABIAN, on retrouve la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, bâtiment pilote de l’entraînement (Operational Tactical Commander), la frégate multi-missions (FREMM) Auvergne, le patrouilleur de haute mer EV Jacoubet, les frégates type La Fayette Courbet et La Fayette et le chasseur de mines Capricorne. Les forces de surface sont complétées par des aéronefs de la base d’aéronautique de Hyères. Ce sont environ 1000 marins qui s’entraînent ensemble.

4 fois par an, GABIAN est l’occasion de se confronter, de travailler ensemble, de mieux se connaître pour le bienfait de l’entraînement collectif. GABIAN recherche la rentabilité des jours de mers consacrés à la préparation opérationnelle élémentaire. C’est un entrainement intense de niveau organique et intermédiaire.

 

*A propos de la Force d’action navale

Pour mener à bien l’ensemble des missions qui lui sont confiées, allant de la dissuasion nucléaire à la projection de forces pour résoudre une crise, en passant par le sauvetage en mer, la Marine nationale dispose de près de 10.500 marins et 95 bâtiments de combat et de soutien regroupés au sein de la Force d’action navale (FAN). Certains des navires de surface de 1e rang comme le porte-avions ou les bâtiments amphibies (BPC, TCD) agissent au sein de « groupes » :- groupe aéronaval (GAN) centré autour du porte-avions; - groupe expéditionnaire amphibie autour des BPC.  Ces groupes sont composés généralement de frégates les protégeant des menaces aériennes et sous-marines, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, ainsi que d’un bâtiment de ravitaillement qui permet de maintenir cette force longtemps en mer. Outre cette participation des frégates à ces groupes dans leur spécialité (lutte anti-aérienne, anti-sous-marine), ces navires polyvalents peuvent également agir seuls pour préserver les intérêts nationaux sur nos espaces maritimes et participer au règlement des crises. Elles peuvent ainsi être amenées à assurer dans ce cadre le soutien d’une force d’intervention, de la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions humanitaires. Les missions liées à  la surveillance des espaces océaniques, à la protection des ZEE, à la surveillance des pêches et plus généralement à l’application des lois et au maintien de l’ordre public en mer, sont confiées à des bâtiments hauturiers dits de souveraineté. Ces navires, plus légèrement armés, apportent, par leur rayonnement, leur soutien aux relations internationales. Les navires de la Marine nationale sont également des ambassadeurs de la France dans le monde.

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