Équipes d’évaluation et d’intervention (EEI), le bras armé du préfet maritime

Publié le 9 Janvier 2014 à 15:55

Équipes d’évaluation et d’intervention (EEI) © Marine nationale

Les Équipes d’évaluation et d’intervention (EEI) d’alerte interviennent en mer par tous les temps, sur des navires en difficulté : ils sont les bras et les yeux du préfet maritime.

Nous sommes dans le rail d’Ouessant. Un navire vient de se déclarer victime d’un incendie. Il a des problèmes de propulsion, mais il ne présente pas de danger d’échouement. Afin d’avoir un bon niveau d’information, le préfet maritime envoie une équipe d’évaluation composée d’un marin pompier, d’un mécanicien naval et d’un membre du centre de sécurité des navires. Cette équipe a pour mission d’évaluer les dégâts et de voir si la structure du navire n’est pas endommagée. Le volet évaluation est primordial. En effet, lorsqu’un navire est en difficulté, les informations proviennent uniquement du capitaine du navire et sont souvent parcellaires. Cette première évaluation permet au préfet maritime de prendre des décisions en ayant des informations vérifiées et un état des lieux exact du navire. Au-delà de l’état des lieux, l’équipe EEI apporte également son ressenti sur l’équipage sur l’entretien du navire.

Les équipes d’évaluation et d’intervention regroupent des hommes et des femmes de la Marine nationale avec des compétences extrêmement pointues dans des domaines tels que l’incendie sur un navire, la mécanique navale ou encore la lutte contre la pollution. Le chef de l’équipe EEI est un officier de Marine, chef de quart expérimenté, de spécialité « pont » (manœuvrier). L’équipe constituée représente quatre à six personnes maximum. Elle est projetable sur ordre du préfet maritime.

C’est désormais l’heure de l’intervention, le navire est en grande difficulté, les machines sont endommagées. Le navire doit être rapidement remorqué. Le préfet maritime renforce l’équipe d’évaluation par une équipe d’intervention composée de manœuvriers et de navigateurs-timoniers pour aider l’équipage à préparer le navire au remorquage. L’équipe d’intervention ne se substitue pas à l’équipage, s’il est toujours présent à bord, mais elle vient en renfort.

Pour cet exemple, le choix s’est naturellement porté vers une équipe d’intervention ayant des compétences pointues en terme d’aide à la manœuvre et donc au remorquage. Cependant, à chaque cas une équipe différente est constituée. Sur un accident en mer, il n’y a pas de cas d’école, que des cas particuliers !

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