Une innovation en titane

Publié le 27 Avril 2018 à 10:34

© Marine nationale

Le centre d’expertise des programmes navals (CEPN) est le centre unique de la Marine qui regroupe l’expertise technico opérationnelle dans le domaine des bâtiments de surface et des sous-marins. Implanté à Toulon, avec une antenne à Brest et Lorient, le CEPN est composé de sections correspondantes à la plupart des spécialités des marins : systèmes de combat, mécaniciens, sécurité, manœuvre, systèmes d’information et de commandement, guerre des mines, etc.

Le CEPN porte, dans la Marine, la plupart des projets liés à l’innovation et à la transformation numérique et notamment les expérimentations matérielles et le développement de logiciels. Le chef d’état-major de la marine, en visite le 04 avril 2018 au CEPN,  a salué le rôle primordial de ces marins. « J’ai besoin de votre inventivité pour construire une marine en pointe, capable d’affronter le combat naval de demain. ». Des exemples concrets témoignent d’avancées significatives : l’impression 3D en est l’illustration, elle fait actuellement l’objet de plusieurs expérimentations, notamment sur le Forbin et le Dixmude.

Afin d’explorer les limites de la fabrication additive, enjeu par nature de l’innovation, le CEPN s’est associé à Prodways Group, spécialiste de l’impression 3D industrielle. Il a ainsi pu réaliser une première technologique, pour la Marine comme pour l’ensemble de l’industrie 4.0, en « imprimant » une hélice de drone sous-marin en titane. Cette pièce, difficilement réalisable par fonderie traditionnelle, a pu être réalisée en 15 heures.

Cette nouvelle technologie, qui concerne aussi bien les matériaux plastiques, métaux et céramiques, permet d’envisager de nouvelles réponses au remplacement de pièces défectueuses sur les bâtiments en opérations.

L’amiral Prazuck s’est également fait présenter des réalisations concrètes, et notamment le Navyl@b, le déploiement de serveurs de développement à bord des unités de la marine, et le projet « Orizon », réalisé en lien avec des étudiants de l’Ecole 42 et dont l’objectif est la reconnaissance automatisée des navires à partir des caméras portuaires.

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