Les chasseurs de mines de l’OTAN en opérations en Manche

Publié le 10 Avril 2018 à 13:57

© Marine nationale

Du 5 avril au 12 avril 2018, une opération internationale de guerre des mines se déroule en Manche et est menée par des bâtiments de guerre de l’OTAN appartenant au Standing Nato Mine CounterMeasures Group 1 (SNMCMG 1), dans le cadre de la mission Historical Ordnance Disposal (HOD).

 

Depuis 1996, des opérations interalliées baptisées « HOD » sont conduites chaque année en Manche – mer du Nord afin d’éliminer les munitions à caractère historique. Les fonds marins de cet espace maritime sont en effet caractérisés par la présence significative d’engins explosifs issus des deux derniers conflits mondiaux (bombes, obus concrétionnés, mines de fond). C’est donc un enjeu de sécurité maritime que de procéder à la recherche et à la neutralisation de ces dangers, et l’opération « HOD » participe directement à l’important chantier d’assainissement des fonds marins de la Manche – mer du Nord.

 

Sous les ordres du commandant du chasseur de mines Mercuur (Pays-Bas), bâtiment commandant la force, le groupe représentant 6 nations est composé des chasseurs de mines Cattistock (Royaume-Uni), Otra (Norvège), Croix du Sud (France), Bad Bevensen (Allemagne), Urk (Pays-Bas) et Narcis (Belgique). Intégré à la NATO Response Force (NRF), le groupe assure à l’Alliance une capacité permanente de guerre des mines dans tous les types d’opérations.

Le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, par l’intermédiaire de son Centre des opérations maritimes (COM) à Cherbourg, a déterminé des zones de travail au large de Dieppe et Courseulles-sur-Mer, et assure le lien avec les autres acteurs de la mer (pêcheurs en particulier). Il donne par ailleurs son feu vert avant chaque neutralisation et assure une veille attentive au bon déroulement des opérations.

 

En savoir plus sur le GPD Manche

La Marine nationale est responsable de la neutralisation des engins explosifs découverts en mer et sur l’estran (partie du rivage soumise au balancement des marées). Ces opérations sont conduites par le groupement des plongeurs-démineurs (GPD) de la Manche et de la mer du Nord. Le GPD Manche intervient entre la baie du Mont-Saint Michel et la frontière franco-belge (870 km de côtes), ainsi qu’en Manche mer du Nord, c’est-à-dire au large des côtes françaises et près du littoral, jusqu’à la limite « haute » de la laisse de mer par une marée de coefficient 120.

Le GPD Manche est composé d’une trentaine d’hommes et de femmes, plongeurs-démineurs, infirmiers hyperbaristes et médecin de plongée. Ils interviennent jusqu’à une profondeur de 80 mètres grâce à différents gaz et travaillent, souvent dans l’urgence, dans un environnement parfois hostile et dangereux et dans des conditions éprouvantes : froid, manque de visibilité, courants.

Placés sous l’autorité du préfet maritime et dans le cadre de l’action de l’état en mer (AEM), le groupe de plongeurs-démineurs de la Manche et de la mer du Nord intervient dans des opérations aussi variées que la neutralisation d’engins explosifs et la destruction de munitions historiques.

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