Arago: retour sur la mission de police des pêches en Polynésie Française

Publié le 29 Mars 2018 à 16:37

© Marine nationale

Le Patrouilleur de service public (PSP) Arago a appareillé le 2 février 2018 de la base navale de Papeete pour mener une mission de surveillance maritime et de police des pêches à l'Ouest des Marquises.

 

Des contrôles s'inscrivant dans le cadre de la Convention sur la pêche dans le Pacifique central et occidental ont été effectués en haute mer durant trois jours. Au total, six pêcheurs ont pu être interrogés. Ces interrogations ont permis de relever un nombre important d'observations et d'informations.

Cette mission a également été l'occasion de coopérer avec un Gardian de la 25F qui a permis de relocaliser les bâtiments de pêche avant l'arrivée du patrouilleur sur zone. Les déploiements réguliers du patrouilleur et la bonne coordination des moyens aéromaritimes de la Marine nationale permettent de dissuader les pêcheurs étrangers de s'aventurer dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française et de pêcher des espèces protégées.

 

Un parrainage mis à l’honneur

Profitant de sa présence au nord de la ZEE de Polynésie Française l’Arago a fait escale du 6 au 10 février au quai des pêcheurs dans la baie de Taiohae à Nuku-Hiva pour ré-officialiser son parrainage par la commune.

Au-delà de la signature de la charte de parrainage, c’est un symbole fort qui a été donné : le symbole d’un engagement mutuel de soutien et d’accueil. En plus de créer une proximité entre cet archipel éloigné de Polynésie française et la Marine nationale, et de réaffirmer le lien historique existant depuis 1993, l’Arago et la commune de Nuku-Hiva se sont promis de poursuivre et de développer des projets communs. Cette escale a permis de rayonner auprès de la population locale et de concrétiser les liens avec les écoles locales.

 

Des liens franco-britanniques réaffirmés

Sorti de la ZEE de Polynésie française, l’Arago a effectué un mouillage à Pitcairn le 17 février. L’accueil très chaleureux a permis un réel échange entre la population et les marins. Pour la plupart descendants des mutinés de la Bounty, la cinquantaine d’habitants de l’île a eu

à cœur de faire découvrir l’île et son histoire à l’ensemble de l’équipage. Cette escale a ainsi permis de réaffirmer les liens franco-britanniques et plus particulièrement la relation historique unissant Pitcairn à l’Arago et à la Polynésie Française.

 

Une capacité d’adaptation testée en temps réel

Au retour de sa mission Pacifique AITO 2018.1, le patrouilleur Arago a pu tester sa capacité d’organisation en cas d’alerte cyclonique, en accueillant à bord 28 soldats du RIMaP-P (Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique – Polynésie) pendant trois jours de mer.

Le patrouilleur a modifié sa patrouille de retour pour organiser la récupération d’une section du RIMaP-P terminant sa mission d’aide à la population sur un atoll éloigné dans l’archipel des Tuamotus. Durant ces trois jours, une réorganisation du bord a été nécessaire et a ainsi permis au patrouilleur de tester ses capacités d’accueil et sa capacité d’adaptation en cas d’alerte cyclonique.

 

Profitant de la présence de nouveaux passagers, l’équipage du patrouilleur a effectué un exercice de lutte contre un feu pour consolider l’organisation interne du bâtiment et la prise en charge des passagers en cas de sinistre.

 

Ces trois jours ont également été mis à profit par les deux unités qui ont échangé sur leurs métiers respectifs. Des formations transverses ont été organisées : une formation aux techniques d’intervention opérationnelle rapprochées (TIOR) au profit de la brigade de protection de l’Arago par les moniteurs du RIMaP-P, un entraînement d’attaque au feu pour quatre soldats du RIMaP-P pour qu’elles puissent appréhender le rôle de pompier lourd dans un groupe d’attaque en cas d’incendie.

 

Cette expérience est une nouvelle preuve des capacités opérationnelles et de la capacité d’adaptation des forces armées en Polynésie française, mais aussi de l’efficacité des dialogues interarmées, centralisés par le COT (Centre Opérationnel du Taaone).

 

Pour en savoir plus sur :

La présence de la Marine en outre-mer

Les missions de souveraineté

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