CHEBEC 2017 : Une activité de coopération opérationnelle

Publié le 28 Novembre 2017 à 15:59

© Marine nationale

Du 25 septembre au 17 octobre 2017, de Toulon à Casablanca, l’exercice de coopération CHEBEC 17 a réuni la Marine Royale marocaine, les Forces Royales Air et la Marine française.

Cet exercice annuel franco-marocain a pour objectif la consolidation de la coopération opérationnelle entre les deux pays, notamment dans les domaines de la surveillance et de la sécurité maritime. Il vise à renforcer le niveau d’interopérabilité des unités en favorisant le partage d’expérience et de connaissances pour développer une capacité de réponse commune en cas de crise.

 

Plusieurs semaines durant, les équipages du Sultan Moulay Ismael, une corvette marocaine de type SIGMA, et de la frégate type La Fayette Courbet ont mené des exercices de haut niveau. Une première phase de préparation à quai (« Affiliation Training ») du 25 au 29 septembre à Toulon, a permis aux deux équipages de travailler conjointement à l’organisation du déploiement en mer, grâce à des séances de simulateurs et des exercice sécurité. Les méthodes de travail et les références doctrinales des marins des deux bâtiments ont facilité ce travail préparatoire. Les deux bâtiments et leur hélicoptère embarqué (un Panther de l’aéronavale marocaine et un Dauphin de la 35F) ont ensuite pris la mer pour la deuxième phase (« Combat Enhancement Training ») du 9 au 13 octobre, de Toulon à Gibraltrar, sous le commandement tactique du Courbet (OTC). Cette patrouille commune a été l’occasion d’éprouver l’interopérabilité des deux marines.

Du 13 au 17 octobre s’est déroulé la dernière phase de l’exercice (« Tactical Exercices »), où la corvette marocaine a exercé la fonction d’OTC. Un scénario de recherche de navire suspecté de trafic de stupéfiants au sortir du détroit de Gibraltar a été joué grâce au concours d’un patrouilleur de la marine Royale qui a bravé la houle atlantique pour servir de plastron au thème tactique. Un état-major franco-marocain a été déployé à Casablanca afin d’assurer la supervision et l’animation de l’exercice.

 

Une interopérabilité exemplaire et une relation d’amitié et de confiance durable

Entre les deux marines, la proximité des formations et des méthodes d’entrainement favorise l’interopérabilité. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais bien d’une volonté forte et durable de coopération entre les deux nations. Trois officiers du Sultan Moulay Ismael ont ainsi effectué la fin de leur formation d’officier en participant à la missions Jeanne d’Arc. Ils ont gardé un souvenir ému de leur séjour à bord de la Jeanne. Deux d’entre eux sont pilotes de Panther et sont ensuite retournés en France, à Hyères, dans le cadre de leur formation aéronautique.

Le troisième, l’enseigne de vaisseau A., a participé à la même mission Jeanne d’Arc que l’officier de liaison du Courbet embarqué sur le Sultan Moulay Ismael. Plus de quatre ans après avoir partagé leur quotidien d’officiers-élèves, ils sont à nouveau amenés à travailler ensemble.

Les procédures et tactiques apprises dans le CO de l’ex-FASM George Leygues, sont reproduites avec fluidité au cours d’exercices de lutte anti-aérienne ou antinavire conduits avec la participation d’aéronefs français (un Falcon 50 de la Marine nationale) et marocains (quatre chasseurs F1 et F5 des Forces Royales Air).

L’exercice CHEBEC 2017 s’est achevé à Casablanca par un débriefing le 17 octobre au Centre de Simulation et d’Entraînement Naval, en présence d’autorités de la marine marocaine et du vice-amiral d’escadre Leulier de la Faverie du Ché, commandant en chef pour la Méditerranée (CECMED).

L’exercice CHEBEC 17 est un bel exemple de coopération, où la qualité des échanges entre les marins de deux pays se traduit par des résultats opérationnels prometteurs pour la sécurité maritime de la région.

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