Attaque à Marseille : le BMPM porte secours aux victimes

Publié le 5 Octobre 2017 à 16:47

© Marine nationale

Dimanche 1er octobre 2017, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) intervient à la suite de l’attaque mortelle de deux jeunes femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille.

Le Centre Opérationnel des Services de Secours et d’Incendie (COSSIM) armé par les marins-pompiers de Marseille reçoit trois appels 18 informant d’une agression. Les opérateurs présument d’une attaque terroriste. Une réponse opérationnelle adaptée dénommée ALAT pour alerte attentat est engagée avec l’intervention immédiate de 7 engins du BMPM dont un poste médical avancé (PMA). Sur place, les premières équipes confirment au COSSIM la menace terroriste. Le dispositif déployé par le bataillon permet une prise en charge des personnes choquées par l’attentat et monte en puissance avec le ralliement au « poste de combat » de 130 marins-pompiers d’astreinte, lesquels se préparent à faire face à d’autres éventuels événements à caractère terroriste.

 

Le BMPM formé pour répondre efficacement à ce type d’évènement

En parallèle des interventions quotidiennes des marins-pompiers au sein de la cité phocéenne, ils se préparent, grâce à de nombreux entraînements, à faire face à des événements tragiques, comme celui du 1er octobre. Lors de cette effroyable attaque, la réponse opérationnelle du bataillon de marins-pompiers de Marseille a été efficace et, comme le souligne le vice-amiral Charles-Henri Garié*,: « C’est dans ces malheureuses circonstances que nous pouvons mesurer combien ont été utiles la formation et l’entraînement inlassablement répétés par le personnel du bataillon. La réaction des marins mobilisés lors de cet évènement montre que nous sommes parfaitement préparés à faire face ». 

* commandant le bataillon de marins-pompiers de Marseille, l’école des marins-pompiers de la Marine et la Marine nationale à Marseille 

Info + :

A la suite des attentats de paris de 2015, le bataillon de marins-pompiers de Marseille a repensé sa posture face au risque attentat. La doctrine opérationnelle, l’organisation de l’unité et du commandement ont ainsi été retravaillées pour faire face à cette nouvelle typologie d’attentat. A la demande de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC), le BMPM a ainsi pris de nouvelles dispositions pour faire face au risque attentat et repensé ses capacités d’extraction des victimes sous menace .

Interview VA Garié

 

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