Opération de contre-minage sur la plage du Touquet-Paris-Plage

Publié le 18 Juillet 2017 à 10:43

© Marine nationale

Mardi 11 juillet 2017, dès l’aube, les marins du Groupe de Plongeurs-Démineurs (GPD) de la Manche et de la mer du Nord ont procédé à la neutralisation de 6 blocs de défense (dit « pieux de Rommel »), sur la plage du Touquet-Paris-Plage (62).

Cette opération de grande ampleur a mobilisé de nombreux moyens humains et matériels de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord : les plongeurs-démineurs et la vedette Scarpe de la gendarmerie maritime, qui assurait la sécurité du plan d’eau.  Le GPD Manche était accompagné de militaires de l’armée de Terre, appartenant au 19e  Régiment du Génie (RG) de Mourmelon-le-Grand (51).

La première étape a consisté à préparer les merlons de protection et à déplacer  vers le haut de la plage les 6 blocs au moyen d’engins de chantier. Les plongeurs-démineurs ont ensuite procédé à l’ouverture de 3 blocs de béton à l’aide de petites charges explosives, permettant de désolidariser les blocs des obus qu’ils contenaient (270mm / 60kg- chacun) et ont pratiqué la même opération sur les 3 autres. Ils ont alors procédé à 2 tirs de fragmentation pour les neutraliser. Les 6 engins représentaient 360 kg d’équivalent TNT.

Vestiges de la Seconde Guerre mondiale, ces blocs anti-débarquement sont retrouvés assez régulièrement sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord. Ils sont souvent nommés « pieux de Rommel » en référence aux pieux en métal ou en bois qui servaient à l’époque de mécanisme de mise à feu des mines ou des obus renfermés dans le béton.

A propos du traitement des mines historiques
Le traitement des engins historiques est une mission de la Marine nationale. En Manche-mer du Nord, c’est le Groupe de plongeurs-démineurs de la Manche, basé à Cherbourg, et des chasseurs de mines (CMT), basés à Brest, qui opèrent tout au long de l’année, en mer et sur les 870 km d’estran de la façade maritime.

Cette opération, coordonnée par la préfecture du Pas-de-Calais, souligne la coopération permanente entre la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord et les préfectures départementales de la façade, notamment en matière de guerre des mines et de sécurisation du littoral. Elle s’inscrit dans une dynamique de collaboration permanente, s’appliquant dans tous les domaines de l’interface Terre/Mer.

En 2016, 831 engins historiques ont été détruit (753 engins par le GPD et 78 par les CMT). Depuis le 1er janvier 2017, le GPD Manche est intervenu sur 459 engins explosifs pour 8410 kg d’équivalent TNT.

 

 

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