EV1 Bastien

Publié le 13 Juin 2017 à 18:26

© Marine nationale

En l’air, Bastien est pilote de Rafale Marine dans l’aéronautique navale.A terre, au sein de la flottille 11F, il occupe également la fonction  d’officier des vols, pour laquelle il planifie l’activité des appareils afin de coordonner l’ensemble de leurs mouvements, à la minute près.

Avec un père dans la Marine Marchande et un grand-père photographe aérien, l’EV1 Bastien aurait pu envisager très tôt une carrière dans l’aéronautique navale. Ses études l’ont porté vers d’autres matières, l’histoire en l’occurrence, avant de finalement s’orienter vers le cursus de formation EOPAN (Élève Officier Pilote de l’Aéronautique Navale). « Je ne connaissais pas la formation et j’étais persuadé que ce type de cursus était réservé aux personnes ayant fait math sup’, math spé. Puis j’ai appris que je pouvais passer les sélections pour devenir pilote dans l’aéronautique navale. Je m’y suis présenté et j’ai été retenu, c’était le début de mon aventure aéronautique au sein de la Marine nationale ». Bastien a ensuite suivi le parcours de formation des pilotes de chasse de l’aéronautique navale : en 2010 il suit sa formation initiale à l’Ecole d’initiation au pilotage (EIP/50S), puis part se spécialiser comme pilote de chasse à Salon-de-Provence, Cognac pour terminer son apprentissage une année aux États-Unis. 3 ans après son arrivée comme pilote de Chasse sur la base aéronautique navale de Landivisiau, il participe à l’organisation d’un exercice interalliés majeur : le NATO Tiger Meet. En 2016, alors jeune équipier, l’EV1 Bastien a pu participer à cet exercice. « S’entraîner à 40 avions contre 20 c’est tellement rare et instructif ! Non seulement, c’est formateur d’un point de vue technique et tactique mais c’est également très enrichissant d’un point de vue humain. Travailler entre armées d’origines étrangères sur des missions complexes permet d’enrichir  nos expériences et nos savoir-faire. C’est également une occasion unique de créer une vraie cohésion».

Pour ce pilote plus habitué à embarquer sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, l’organisation d’un tel exercice est un nouveau défi à relever. «  Lorsque j’ai décidé de devenir pilote de l’aéronautique navale, c’était précisément pour embarquer sur le porte-avions et connaître la vie embarquée. Avec la dimension maritime, les situations sont changeantes, il faut sans cesse s’adapter. C’est ce qui me plaît le plus dans le métier que j’exerce. Le NATO Tiger Meet est un excellent entraînement  et un facilitateur pour la coopération interalliés ». Pour Bastien, comme pour tous les participants, cet exercice majeur s’annonce particulièrement dense, mais tous y vont dans un seul objectif, gagner en tactique aéronautique et en enrichissement personnel.

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