Qualifications réussies pour le GPD Méditerranée

Publié le 19 Avril 2017 à 10:10

© Marine nationale

Le Groupement des Plongeurs Démineurs (GPD) a été engagé du 20 au 31 mars 2017 pour mener un stage de mise en condition opérationnelle (MECO). L’équipage du bâtiment-base de plongeurs démineurs (BBPD) Pluton a donc assisté à l’ensemble des actions réalisables par un GPD.

Au cours de la première semaine les marins du GPD se sont entraînés sur des scénarios de type guerre des mines, plongées profondes, recherches de boites noires, incidents NEDEX (neutralisation et destruction d’engins explosifs). En deuxième semaine, une partie des marins du GPD a été projetée sur l’île du Levant pour sécuriser un environnement post-conflit dans le cadre d’un scenario de déploiement type OPEX. La mission consistait à découper puis faire tomber un pylône sous-marin de 15 mètres de haut. Après plusieurs jours de plongées au casque, de découpage puis de relevage, le pylône est renversé ! Cette mission réussie a permis de valider l’action « travaux sous-marins supérieurs ».

Intégration à l’entrainement opérationnel Skrenvil

Début avril, toujours sous l’œil critique de la division entrainement, une escouade de 12 plongeurs, également embarqués sur le BBPD Pluton, s’est intégrée à l’exercice amphibie Skrenvil. Après 4 nuits de travail en toute discrétion devant Frontignan (34), le chenal d’accès à la plage a été nettoyé de toutes ses mines et obstructions d’exercice placées pour l’occasion. Cette mission a permis à la force amphibie d’effectuer son débarquement en toute sécurité, validant ainsi la deuxième action supérieure « chenal d’assaut ».

Après cette période d’entrainement intense, le GPD Med et son bâtiment-base Pluton sont maintenant parés pour l’activité opérationnelle des prochains mois : chantiers de déminage et déploiement du Pluton en Méditerranée orientale.

A propos de la guerre des mines

La guerre des mines est une capacité majeure de la Marine nationale car elle participe à l’ensemble des missions de la marine. Les unités de guerre des mines sont chargées de la sécurisation des chenaux utilisés par les SNLE lors de leurs transits entre leur base de Brest et la haute mer. Elles doivent également, en cas de menace particularisée, être en mesure de maintenir l’accès à un port d’intérêt vital (PIV) et se tenir prêtes à assurer le libre accès aux ports alliés. Elles ont, en outre, vocation à être projetées au sein d’une force navale nationale ou interalliée lorsque les opérations se déroulent à proximité de côtes plus sensibles au risque « mines ».

La composante « guerre des mines » est constituée autour d’un état-major spécialisé, de 11 chasseurs de mines et de 3 groupes de plongeurs démineurs et leur bâtiment-base opérant dans les approches et dans les zones d'intérêt français partout dans le monde. Seules 20% des mines et munitions immergées de la Seconde Guerre mondiale ont été neutralisées et déblayées (sur les 635 à 700 000 mines mouillées au cours de ce conflit).

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