FLF Aconit Lutte contre les trafics illicites

Publié le 27 Juillet 2016 à 11:26

La réussite d’une mission peut se jouer à un détail : avoir le bon équipement au bon moment, comme l’échelle d’abordage nécessaire à l’équipe de visite pour monter en sécurité sur les boutres.© Marine nationale / FLF Aconit

Partie de Toulon le 25 février, la frégate de type La Fayette (FLF) Aconit a rejoint la zone maritime de l'océan Indien (ZMOI) et intégré la CTF 150 (Combined Task Force 150, l’une des trois forces de la coalition navale multinationale). La mission principale est d’assurer la sécurité de l’espace maritime dans le golfe arabo-persique et l’océan Indien en luttant contre le terrorisme et la piraterie. Aujourd’hui, 31 pays y participent et fournissent des moyens, qu’il s’agisse de ressources humaines, de bâtiments militaires ou d’avions de patrouille maritime. La zone d’opérations est vaste, elle comprend la mer Rouge et une grande partie de l’océan Indien, dont notamment le golfe d’Aden et la mer d’Arabie, soit environ deux fois la surface de la mer Méditerranée. Cette région est stratégique et comprend les principales routes maritimes reliant l’Orient et l’Occident, y compris les détroits internationaux majeurs que sont Ormuz et Bab-El-Mandeb. La présence permanente de bâtiments de la Coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.
 
Le professionnalisme des équipes
Les marins constituent le principal système d’armes de la frégate dans une telle mission. Son équipe de visite s’est notamment entraînée en amont grâce à des stages et à des coopérations avec l’armée de Terre (stage au camp des Garrigues et au 4e régiment de chasseurs jumelé avec l’Aconit).
Avec un véritable concentré de compétences à bord (fusiliers, électriciens, timoniers, juriste, SIC), l’équipe part au contact des boutres aux cinématiques suspectes, sur renseignement extérieur ou après identification par l’hélicoptère Panther embarqué de la 36F ou par les veilleurs. La communication est difficile. Les langues parlées sur zone sont peu courantes (ourdou, persan, hindi, rarement arabe ou anglais). Les équipages visités sont potentiellement hostiles et les visites peuvent se prolonger sur de longues périodes. 
Au 26 avril, l’Aconit totalisait 12 visites et 34 heures de déploiement sur des boutres.
 
 
Le MINDEF à bord de l’Aconit 
À l’occasion du salon DIMDEX 2016, l’Aconit a reçu la visite du ministre de la Défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian. En marge de ce rendez-vous majeur de l’armement, le ministre a souhaité se faire présenter les modalités de l’engagement de la frégate dans la CTF-150. 
Avant de quitter le bord, il a laissé un message : "Je suis heureux de visiter aujourd'hui l'Aconit, dont l'équipage fait honneur à la Marine au cœur d'une région troublée, où nous avons un rôle spécifique à jouer. Bravo à vous, je suis fier d'être votre ministre.". Un message apprécié de tous les marins du bâtiment.
 

Interview

QM1 FUSIL Alexandre
Membre de l’équipe de visite


Qu’appelle-t-on « équipe de visite » ?
C’est une équipe constituée de marins issus de toutes les spécialités. Elle monte à bord des navires suspects pour contrôler pavillon, équipage et cargaison. Notre équipe a été déployée presque tous les jours pendant la mission !

Quel est votre rôle ?
J’appartiens à l’équipe protection chargée d’appréhender l’équipage du navire visité dès notre montée à bord. Je suis chargé d’effectuer les palpations et surveiller l’équipage visité pendant que le reste de l’équipe investigue et fouille le bâtiment.

S’il y avait un temps fort à retenir ?
Une visite dans des conditions dégradées ! Pendant notre patrouille, nous avons intercepté un boutre suspect qui en remorquait un autre. Le commandant nous a ordonné de monter à bord pour effectuer une enquête de pavillon. La mer était formée, rendant la montée à bord technique. L’opération s’est poursuivie de nuit. 

Source: Marine national
Droits: Marine nationale

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