Prix Éric Tabarly 2016 : La bio de PEV récompensée !

Publié le 17 Mai 2016 à 11:57

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Parrainé par l’association des anciens de l’École Navale (AEN) et encouragé par le Groupement des Industries en Construction et Activités Navales (GICAN), le prix Éric Tabarly récompense chaque année le meilleur livre de mer. Cette année, la biographie de Paul-Émile Victor est à l'honneur. Pourquoi ? Comment ? Rapides explications.

Chaque année, le prix littéraire de l’Association des anciens élèves de l’École navale (AEN), rebaptisé Prix Éric Tabarly en 2009, récompense un ouvrage réputé pour ses qualités littéraires et valorisant le monde maritime. Comme ses origines l'indiquent, ce prix demeure viscéralement attaché à l’Ecole navale qui, depuis près de deux siècles, forme les officiers de la Marine.

Cette année, le prix Éric Tabarly récompense la biographie « Paul-Émile Victor -J'ai toujours vécu demain » parue aux éditions Robert Laffont. Un ouvrage écrit à quatre mains par Daphné Victor, unique fille de l'explorateur, et Stéphane Dugast, plume et tout-frais rédacteur-en-chef « papier » de Cols Bleus. Une récompense saluée par Daphné Victor heureuse et surprise de l'obtention de ce prix : « J’éprouve de la joie mêlée de fierté et, presque, d'incompréhension, ou du moins d'incrédulité. Je suis - avec Stéphane - sincèrement honorée. Mais surtout heureuse que, à travers notre livre, mon père soit ainsi salué par les anciens élèves de l'École Navale ».

PEV, LE MARIN

Pourquoi pourtant récompenser la biographie d'un fils de fabriquant de pipes du Jura devenue l'incarnation de l'exploration polaire dans la France du 20ème siècle ? Quels rapports avec la mer ? Paul-Emile Victor a aussi été un marin d’État sur le porte-avions Béarn et des corvettes au milieu des années 1930 avant de devenir adjoint de l'attaché naval de la Scandinavie lorsque la guerre éclate. Toute sa vie, celui que l'on appellera PEV entretiendra donc des relations fréquentes avec la Marine et ses équipages. Qu'il s'agisse lors de ses embarquements avant-guerre sur le trois-mâts vapeur « Le Pourquoi-Pas ? » du commandant Charcot ou lors de ses premières expéditions polaires après-guerre mises en œuvre grâce à des moyens de la Marine.

Enfin, Paul-Émile Victor est le dernier citoyen français à avoir obtenu la permission d'être immergé en haute mer depuis un bâtiment militaire. Un privilège d'ordinaire réservé aux marins morts au combat. C'est, en effet, depuis le pont du Bâtiment de Transport Léger (Batral) « Dumont Durville », le 13 mars 1995, que sa dépouille a basculé dans les eaux bleues et tièdes du Pacifique au large de Bora Bora. « Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent… Ils s'évanouissent », aimait à dire PEV.

À noter que l'ouvrage « La Terre est Bleue - Atlas de la mer au XXIème siècle» paru aux éditions Les Arène, piloté par Cyrille Poirier-Coutansais et préfacé par le CA Loïc Finaz, a obtenu une mention particulière du jury du prix Éric Tabarly. Un cru 2016 valorisant en somme autant le passé que le futur, une bonne synthèse de la vie du marin qui navigue sur l'avant mais laisse toujours un sillage dans l'océan.

Les lauréats du prix Éric Tabarly (liste non exhaustive)

Hervé Jaouen (1983), Loïc Finaz (1995), Eric Tabarly (1997), Jacques Lanxade (2001), Bertrand de la Roncière (2004), Laurent Merer (2006), Olivier de Kersauson (2008), Isabelle Autissier (2009), François Bellec (2013), Alain Jaubert (2014) ou encore Yves Marre (2015).

Source : Stéphane Dugast
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