Mission Jeanne d’Arc : Manœuvres franco-japonaise dans le golfe d’Aden

Publié le 4 Avril 2016 à 11:07

© Marine nationale

Mercredi 30 mars 2016, le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, la frégate japonaise Suzunami et la frégate type La Fayette Guépratte ont mené des manœuvres aviation et navales dans le golfe d’Aden. « C’était certainement encore mieux vu des hélicoptères ! » s’exclame le second-maître Paul-Antoine T. qui était de quart en passerelle du bâtiment de projection et de commandement Tonnerre.

Un peu après 10h, l’Alouette du Tonnerre s’est envolée vers la frégate japonaise à proximité du Task Group Jeanne d’Arc. Dans le même temps, l’hélicoptère Sea Hawk 60 venu du Suzunami prenait également les airs en direction du Tonnerre. Chacun des hélicoptères s’est posé sur le bâtiment de la marine amie, permettant aux personnels des ponts d’envol de s’entraîner à « saisiner » (accrocher avec des chaînes au pont d’envol pour sécuriser l’hélicoptère) et poser des cales pour l’autre hélicoptère. Une manœuvre parfaitement exécutée pour l’Alouette sur la frégate japonaise comme le confie l’élève pilote Alexandre P. «Cela s’est fait très rapidement et sans aucun souci !».

Même facilité à travailler ensemble côté naval : le second-maître Paul-Antoine T. a constaté que « les marins Japonais travaillent comme nous, la mise en œuvre des manœuvres navales n’a pas été plus difficile que lorsque nous le faisons avec d’autres bateaux français. » Et pourtant, une précision horlogère a été nécessaire pour orchestrer les mouvements des trois bâtiments à l’issue des manœuvres aviation : en ligne, en triangle avec chacun des trois bateaux en tête tour à tour et un final aux couleurs des deux pavillons. Un travail rigoureux qui s’est soldé par un salut particulièrement chaleureux de la part de la frégate japonaise lorsqu’elle a doublé les deux bâtiments français, musique sur le pont, les marins du Suzunami saluant avec enthousiasme leurs homologues français.

La chaleur de cet au-revoir est à l’image de l’implication que les marins de la frégate japonaise ont eu dans la préparation de ces manœuvres, comme en témoigne le lieutenant de vaisseau François-Edouard A. à propos de la partie aviation : «j’ai senti qu’ils tenaient à ce que l’échange ait lieu et qu’ils apportaient un grand soin à la préparation».

Cet exercice reflète l’intérêt porté par les marines japonaise et française à l’approfondissement de leur coopération et confirme leur haut degré d’interopérabilité. Si la coopération militaire de nos deux pays s’articule aujourd’hui essentiellement autour d’échanges d’expertises et d’actions de formation, sur le plan opérationnel, elle est mise en œuvre dans le cadre de soutiens apportés par les forces japonaises aux bâtiments français déployés dans la lutte contre la piraterie dans l’océan Indien et au volet maritime de l’opération Enduring Freedom.

 

 

 

 

 

 

Vos réactions: 
Moyenne: 4.9 (9 votes)
Envoyer