Les frégates, références du savoir-faire naval

Publié le 3 Août 2015 à 14:33

© Marine nationale / Mélanie Denniel

Le rang d’une marine moderne se jauge souvent à de nombreux critères, comme le tonnage, l’âge des unités, la performance du système de combat… L’aptitude à remplir le contrat opérationnel reste pourtant la mesure la plus pertinente et le meilleur reflet de ses ambitions.

Notre marine est océanique. C’est donc son aptitude à « tenir la mer » qui est le premier critère. Être présent sur les mers, c’est le cœur de la mission. Une présence toujours en alerte, dans la durée et dans la profondeur, pour y assurer la liberté d’action des flottes de commerce, celle des forces navales, ainsi que nos responsabilités dans les zones sous notre juridiction.

Les frégates répondent à cette exigence. Naviguant avec d’autres unités navales ou opérant seules, spécialisées ou polyvalentes, elles sont les unités de référence des savoir-faire et du combat navals.

Elles tirent leur valeur militaire à la fois de leurs performances techniques – pour voir loin, agir tôt et de façon coordonnée – et de l’excellence de leur équipage. Leur complémentarité et leur nombre en établissent la cohérence opérationnelle. Leur nombre est un facteur d’efficacité en lui-même : les zones à couvrir sont en effet à l’échelle de nos responsabilités en mer, que la mesure en soit la superficie de nos ZEE, la part de nos approvisionnements transitant par les grandes voies maritimes ou les enjeux de la stratégie générale.

Elles apportent une contribution essentielle à l’invulnérabilité de nos sous-marins stratégiques et à l’action des grandes unités de combat.

Avant-garde de nos sentinelles du littoral, les frégates prennent également une part déterminante dans la protection militaire du territoire. En agissant dans la profondeur, elles sont en effet complémentaires des bâtiments agissant plus près des côtes et des dispositifs statiques (chaîne sémaphorique).

Qu’il soit sous-marinier, marin du ciel ou fusilier, chaque marin a vocation à servir sur une frégate, un jour ou l’autre. Les sous-mariniers qui doivent connaître les modes d’action du bâtiment de surface ; les hélicoptéristes qui constituent une partie de leur système d’armes ; les équipages des avions qui les appuient et qu’elles contrôlent ; les fusiliers marins dont elles peuvent constituer la plate-forme de projection. Tous font partie de l’écosystème des frégates.

À leur bord réside en effet le socle des savoir-faire maritimes et se forge le creuset des valeurs de la Marine. Sur tous les théâtres d’opérations aéronavales comme lors des périodes de préparation opérationnelle, mille défis relevés chaque jour permettent à la force d’action navale et aux équipages de frégates de développer nos savoir-faire en perpétuant nos valeurs pour que la Marine soit au rendez-vous de l’Horizon 2025.

Capitaine de vaisseau Didier Piaton, directeur de la publication

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