Portrait du lieutenant de vaisseau Émilie, pilote à la base aéronautique de Lanvéoc-Poulmic

Publié le 11 Mars 2015 à 16:40

© Marine nationale

Le lieutenant de vaisseau Émilie fait partie de ces rares femmes pilotes à avoir été macaronée aux Etats-Unis. Après avoir effectué bon nombre de missions en Europe et dans l’océan Indien, elle s’est tournée vers la formation des futures générations de pilotes. Rencontre.

Je me suis engagée dans la Marine nationale en janvier 2000 comme élève officier pilote de l’aéronautique navale (EOPAN).

Fortement motivée par le métier de pilote de chasse, alors tout juste ouvert au recrutement féminin, mon objectif était de participer activement à la défense de la France et d’embarquer à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

À l’origine, c’est mon grand-père qui m’a incité à marcher sur ses traces, lui-même étant pilote de chasse dans l’aéronautique navale notamment sur Helldiver en Indochine à bord des porte-avions Arromanches et Lafayette, puis sur Aquillon.

Macaronée en mars 2004 aux Etats-Unis, j’ai passé deux ans en flottille de chasse sur Super Etendard Modernisé, et réalisé 60 appontages. Je me suis ensuite réorientée vers les missions de surveillance et d’intervention maritime d’abord sur N262 puis sur Falcon 50M.

J’ai participé à des missions passionnantes en Europe, Amérique et océan Indien comme pilote puis commandant de bord. J’ai réalisé également des opérations de secours maritime qui m’ont apporté de grandes satisfactions et donné du sens à mon engagement.

Après 15 ans de carrière dans la Marine, je suis toujours aussi passionnée par mon métier qui exige de nous polyvalence et professionnalisme.

Depuis peu moniteur à l’Ecole d’Initiation au Pilotage (EIP/50s) sur la base aéronautique de Lanvéoc-Poulmic, je participe à la sélection des futurs pilotes de l’aéronautique navale. Je quitte ainsi momentanément les opérations pour me consacrer à l’instruction, domaine tout aussi gratifiant et important, puisqu’il s’agit d’identifier les compétences des candidats et d’estimer leur adaptabilité à l’emploi. C’est pour moi en quelque sorte une manière de passer le « flambeau » à cette future génération et pour eux le début d’une très belle aventure au sein de la Marine.

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