« Un rêve devenu une vocation »

Publié le 11 Septembre 2014 à 09:40

Dans le cursus Officier de Marine de l'École navale, 30 % des élèves-officiers sont d'anciens boursiers. Témoignage de l’élève-officier Andréas Oz, élève en 1ère année à l’École navale, qui a suivi le plan « Égalité des chances » en classes préparatoires.

Le plan « Égalité des chances » mené par le Ministère de la Défense suit plusieurs axes, notamment celui de rendre accessibles les lycées de la Défense à des jeunes de milieux modestes ; concrètement, cela peut être le cas au travers des CPES (Classes Préparatoire aux Études Supérieurs), ce qui permet à un élève de lycée ZEP (Zones d’Éducation Prioritaires) dans les quartiers nord de Marseille d’accéder à une CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Études) dans un lycée militaire. Le plan égalité des chances, c’est également l’ouverture des lycées de la Défense aux élèves boursiers travailleurs et motivés afin de leur offrir un enseignement de qualité et un cadre permettant l’épanouissement social et intellectuel.
Ce que cela m’a apporté, c’est la chance de réaliser mon rêve. Je suis issu d’un lycée ZEP de Marseille, le lycée Denis Diderot ; les professeurs sont fortement impliqués pour la réussite de leurs élèves, même les moins motivés ! C’est ainsi que j’ai découvert les CPES, grâce à mon professeur de Mathématiques qui, voyant ma motivation et mes capacités mais loin d’être un élève modèle, a tout de même décidé que j’irai en CPGE alors que je n’en voulais absolument pas. Effectivement, dans ce milieu, les CPGE sont méconnues et la majorité des élèves pense « Ce n’est pas pour nous ». J’ai donc envoyé mes demandes à différents établissements et ai été accepté au Lycée Militaire d’Aix-en-Provence, en CPES, afin de me mettre à niveau. J’ai accepté car n’ayant pas de retard, je pensais qu’une année de « Terminal ++ » avant la CPGE, ne serait pas superflue. Au bilan, j’ai passé une année merveilleuse, riche en rencontres, en ouverture d’esprit, en maturité, la découverte d’un milieu que je n’avais jusque-là jamais côtoyé : le milieu militaire. Un encadrement de personnels volontaires et choisis pour mener à bien cette mission, des professeurs extrêmement compétents et impliqués. C’était pour moi le début d’une nouvelle vie. De plus, cette année-là m’a permis de faire un gros effort sur mes points faibles, le Français, l’Histoire, la Culture littéraire.  Alors oui, si je suis ce que je suis aujourd’hui c’est en grande partie grâce à la CPES, donc au plan égalité des chances. Mon rêve d’enfant, devenir pilote de chasse, est devenu un objectif que je m’efforce d’atteindre tous les jours, car chaque jour qui passe me rapproche de cet objectif qui, sans cette CPES, serai resté un rêve. Aujourd’hui, je suis élève à l’École navale, aspirant devenir pilote dans l’aéronavale, un rêve devenu une vocation, la chance de conjuguer métier et passion avec valeur et discipline.

Vos réactions: 
Moyenne: 4 (1 vote)
Envoyer