Le CMT Orion intègre le SNMCMG2 et participe à l’exercice Nusret 18

Publié le 9 Novembre 2018 à 14:40

© Marine nationale

Durant le mois d’octobre 2018, le chasseur de mines Orion a été intégré au Standard Nato Mine Counter Measures Group 2 (SNMCMG2) pour la participation à l’exercice OTAN Nusret 18.

L’exercice réunissait à Izmir, en Turquie, sept nations (Espagne, France, Turquie, Allemagne, Grèce, Bulgarie et Italie), plusieurs navires et détachements de plongeurs-démineurs, pour réaliser une ouverture de chenal et une sécurisation de zones maritimes en vue d’opérations amphibies. Durant ce mois, le groupe OTAN a chassé des zones stratégiques sous menace asymétrique.

Cet exercice s’inscrit parfaitement dans un contexte actuel où la menace « mines » demeure réelle. L’Orion, spécialisé dans la lutte contre les mines, a entretenu sa capacité de coopération avec des unités étrangères, tout en partageant le savoir-faire et l’expertise française dans ce domaine d’excellence nationale.

Le SNMCMG2 est un groupe de guerre des mines permanent, commandé actuellement par le CDR Frank Maginsky de la marine allemande. Constitué d’unités déployées sur des durées allant de 1 à 6 mois et se succédant les unes aux autres, il est déployé dans toute la Méditerranée, afin de s’entraîner durant les exercices organisés par les pays riverains, et d’être prêt à réagir promptement dans le cadre d’une menace « mines » réelle.


 

A propos de guerre des mines

La France possède dans le domaine de guerre des mines une expertise reconnue qui joue un rôle majeur pour la crédibilité de la dissuasion, la sûreté de nos approvisionnements tant dans nos approches que lors des transits ainsi que pour notre capacité d’intervention. La guerre des mines est une capacité majeure de la Marine nationale car elle participe à l’ensemble des missions de la Marine. Les unités de guerre des mines sont chargées de la sécurisation des chenaux utilisés par les SNLE lors de leurs transits entre leur base de Brest et la haute mer. Elles doivent également en cas de menace particularisée, être en mesure de maintenir l’accès à un port d’intérêt vital et se tenir prêtes à assurer le libre accès aux ports alliés. Elles ont en outre, vocation à être projetées au sein d’une force navale nationale ou interalliée lorsque les opérations se déroulent à proximité de côtes plus sensibles au risque « mines ».

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