CHAMMAL : la WESCAM, un atout majeur pour l’équipage de l’Atlantique 2

Publié le 15 Octobre 2018 à 10:20

©EMA

L’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) qui était déployé sur la base aérienne projetée au Levant dans le cadre de l’opération Chammal était équipé d’un système électro-optique, connu sous le nom de WESCAM, permettant d’offrir d’excellentes capacités de renseignement à la coalition.

Équipée de capteurs électro-optiques HD et infrarouges de dernière génération et d’un télémètre laser, cette boule électro-optique permet de remplir dans des conditions optimales la détection, la caractérisation et l’identification d’objectifs. A partir d’un ATL 2, la boule WESCAM permet d’enregistrer de la vidéo et des images en haute définition. Dotée d’une grande précision, dans le domaine visible et infrarouge, les images peuvent être traitées et envoyées en temps réel à la coalition.

« La WESCAM est un atout majeur, notamment pour le volet aéroterrestre. Elle nous permet d’établir des critères de nature ou de comportement d’un ennemi potentiel de manière très précise » souligne le lieutenant de vaisseau Hadrien, commandant le détachement ATL 2 de la base aérienne projetée en Jordanie.

Efficace de jour comme de nuit, la WESCAM permet à l’Atlantique 2 de conduire des missions de reconnaissance armée ou de frappe planifiée en totale autonomie. « La WESCAM est capable de désigner une cible, ce qui nous permet de frapper notre objectif de manière autonome. Nous pouvons également désigner la cible au profit des avions de la coalition » indique le lieutenant de vaisseau Hadrien.

Bien que la vocation première de l’ATL 2 soit la lutte sous la mer, cet aéronef polyvalent permet aux armées de disposer d’un moyen de renseignement et de reconnaissance armée efficace et endurant sur les théâtres aéroterrestres. Dans le cadre de l’opération Chammal, près de 340 sorties, plus de 30 frappes et 2 500 heures de vol ont été réalisées par les avions de patrouille maritime Atlantique 2.

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal représente la participation française à l’OIR (opération Inherent Resolve) et mobilise aujourd’hui près de 1 100 militaires. À la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l’opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier « formation» au profit d’unités de sécurité nationales irakiennes et un pilier « appui » consistant à soutenir l’action des forces locales engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires du groupe terroriste.

 

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

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