La Bretagne déployée pour la première fois en mission opérationnelle

Publié le 12 Septembre 2018 à 11:25

© Marine nationale

Le 30 août 2018, la FREMM Bretagne a appareillé de Brest, pour son tout premier déploiement de longue durée (DLD) avec son hélicoptère embarqué Caïman Marine. Depuis qu’elle a été réceptionnée par la Marine nationale, le 18 juillet 2018, l’équipage a concentré tous ses efforts sur la finalisation des préparatifs : embarquement de munitions, de plusieurs tonnes de matériel et de denrées. Cette période dense a également permis d’achever la phase d’équipement et d’armement du bâtiment.

 

Les objectifs de ce déploiement de longue durée en Atlantique nord sont multiples. Tout d’abord, vérifier les capacités militaires du bâtiment en exploitant tous ses senseurs et ses nombreux systèmes d’armes. Ensuite, tester ses capacités dans diverses conditions d’environnements physiques (zones chaudes, eaux froides…) et opérationnels.

 

Cette mission devra ainsi garantir à la Marine nationale que la FREMM Bretagne est à la fois robuste et parfaitement polyvalente, pour permettre aux futurs équipages de se déployer loin et longtemps. Elle permettra aussi de valider dans la durée les dernières améliorations apportées à la frégate et à ses équipements avant son admission au service actif (ASA).

 

Au programme, une mission de plusieurs mois en Atlantique nord et l’intégration de la Bretagne à de nombreux exercices interalliés, aux côtés de l’US Navy et d’autres Marines de l’OTAN. Cap sur les États-Unis, le Canada et les États riverains d’Europe du nord, afin de renforcer et de perfectionner réciproquement nos tactiques de lutte et nos capacités d’intégration et d’interopérabilité, dans des espaces maritimes stratégiques.

 

En plus de la mission « connaissance et anticipation », la FREMM Bretagne fera valoir ses capacités multi-missions et le très haut niveau de savoir-faire technologique et militaire français.

 

Le programme FREMM a pour objectif le renouvellement de la composante frégate de la Marine. A l’horizon 2030, la Marine disposera de 15 frégates de premier rang dont 8 FREMM. La FREMM Bretagne est la cinquième de la série après l’Aquitaine, la Provence, le Languedoc et l’Auvergne. Elle sera suivie entre 2019 et 2023 par la Normandie, l’Alsace et la Lorraine. Les deux dernières FREMM auront des capacités de défense aérienne renforcées (FREMM DA).

 

Navires furtifs de nouvelle génération, polyvalents, endurants et souples d’emploi, dotés d’automatismes poussés et d’un équipage à effectif optimisé, les FREMM ont vocation à assurer des missions telles que la sureté de la force océanique stratégique, la maîtrise d’une zone d’opération aéro-maritime, la frappe de précision dans la profondeur avec le missile de croisière naval (MdCN), les luttes antinavires, anti-sous-marine et anti-aérienne, la projection de commandos embarqués, la protection d’une force aéronavale, ou encore la participation aux missions de sauvegarde maritime.

 

Les FREMM, à l’instar des autres unités de combat de la marine nationale, sont nécessaires pour garantir la sécurité de long terme des Français et protéger leurs intérêts partout dans le monde.

 

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