Groupe aérien embarqué - La remontée en puissance

Publié le 12 Juin 2018 à 15:44

F. Le Bihan © Marine Nationale - Un Rafale marine apponte sur le porte-avions George H.W. Bush. USS George H.W. Bush, au large de Norfolk, le 10 mai 2018.

Être marin : plus qu’un métier,un état d’esprit !

Au moment où nous mettons sous presse, se déroule la Journée du marin, moment privilégié pour se retrouver « en équipage » qu’on soit affecté au sein des forces, en état-major central, ou encoreà l’étranger pour représenter les intérêts de la France et de la Marine.

À bord de nos bases et de nos bâtiments, sur tous les océans, l’identité de marin a été mise à l’honneur, à l’image de ce relais sportif continu, organisé sur 24 h d’unité en unité à l’initiative de la Force d’action navale et témoignant d’une marine unie et engagée partout dans le monde . Être marin, c’est bien sûr aimer la mer, cet « espace de rigueur et de liberté » selon les mots de Victor Hugo, mais ce qui caractérise avant tout notre métier c’est la vie en équipage.

Sans effacer la responsabilité de chacun dans lachaîne hiérarchique, l’esprit d’équipage s’appuie sur une connaissance mutuelle approfondie qui permet, en cas de coup dur, de mieux se comprendre, parfois même par un simple geste ou regard. Le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, écrivait dans la revue La Baille du mois de janvier 2018 : « Au feu, en mer, au sein d’un équipage, en escale, on développe des liens personnels d’une intensité incomparable, faits d’estime réciproque, de confiance et de connaissance mutuelle. »

Enfn, le marin est quelqu’un qui sait s’adapter car,en mer, l’imprévu fait partie du quotidien. La meilleure illustration en est la parfaite intégration à bord de l’USS Georges H.W. Bush denos marins du ciel, auxquels Cols bleus consacre un reportage. Grâce à l’accueil extraordinaire de l’US Navy, les 350 marins du groupe aérien embarqué et du Charles de Gaulle ont su s’adapter malgré la barrière de la langue et les différences d’organisation et de procédures. Au cours de ce déploiement, ils ont atteint un niveau d’interopérabilité sans précédent, se préparant ainsi aux opérations de demain.

Capitaine de vaisseau Bertrand Dumoulin,directeur de la publication.

 

Du 3 avril au 27 mai 2018, près de 350 marins du Groupe aérien embarqué (GAé) et du porte-avions Charles de Gaulle ont été déployés aux États-Unis. Baptisé Chesapeake, ce déploiement avait pour objectif d’entretenir les compétences des marins français et de maintenir un très haut niveau d’interopérabilité avec l’US Navy. Il s’est déroulé en deux phases, la première à terre et la seconde embarquée à bord du porte-avions USS George H.W. Bush. Un challenge parfaitement réussi. 

 

Entretien avec le CA Guillaume Goutay, commandant la Force de l’aéronautique navale (Alavia)

 

Avant Chesapeake - Le maintien des savoir-faire 

 

 Chesapeake - Back to sea

 

Ce qu’ils en disent - « Un beau challenge »

 

 

Dossier réalisé par Charles Desjardins, LV Clémence Festal, EV1 Charly Duplan et l’ASP Alice Marteau

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