Le Champlain ravitaille les îles Éparses

Publié le 20 Mars 2018 à 09:31

© Marine nationale

Le 17 février 2018, le bâtiment multi-missions (B2M) Champlain a entrepris une nouvelle tournée de ravitaillement des îles Éparses (TRDI). Ces îles, dispersées dans le Canal du Mozambique à l’Ouest de Madagascar, représentent un enjeu économique et politique important pour la France.

 

L’acheminement de fret par voie maritime est indispensable pour ces îles difficilement accessibles par voie aérienne et uniquement habitées par des détachements de militaires du 2ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) et de la Légion étrangère.

 

D’Europa aux Glorieuses en passant par Juan de Nova, l’acheminement des vivres et autres équipements vers les iles est souvent ardu en cas de conditions climatiques défavorables. Ainsi, le Champlain a dû composer avec le passage de deux cyclones successifs à proximité de la zone. Pour cette mission, dix marins de L’Astrolabe ont étés accueillis à bord du Champlain pour apporter un renfort de personnel nécessaire lors du déchargement du fret.

 

Un bâtiment adapté à ce type de missions

Le bâtiment dispose de différents moyens pour effectuer ce type de mission, notamment d’une embarcation de servitude ayant la capacité de transporter du fret et de « beacher » sur les plages des îles Éparses. Une plage arrière spacieuse permet d’acheminer plusieurs containers. Une grue pour charger et décharger le bâtiment est également utile. Ces équipements ont permis aux marins embarqués pour cette TRDI de délivrer plus de 50 tonnes de matériel.

Les moyens dédiés aux missions de souveraineté

Les unités de la marine nationale déployées outre-mer répondent à des défis diversifiés : pêche illégale en Guyane et dans les terres australes et antarctiques françaises, flux migratoires importants à Mayotte, catastrophes naturelles, piraterie dans l’océan Indien ou narcotrafic aux Antilles. Près de 2 300 marins veillent en permanence aux intérêts de la France dans ces espaces ultra-marins pour garantir notre souveraineté.

 

Une vingtaine de bâtiments et une dizaine d’aéronefs, avions et hélicoptères, sont affectés outre-mer et dédiés à la sauvegarde maritime, la veille opérationnelle et stratégique et la coopération maritime régionale.

 

Le programme « bâtiments de surveillance et d’intervention maritime », BATSIMAR, prévoit le renouvellement et le remplacement de certains de ces moyens vieillissants.

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