Lutte contre les sous-marins, entretenir un savoir-faire de haut niveau !

Publié le 9 Mars 2018 à 08:45

© Marine nationale

À l’heure où, dans le monde, de nombreuses nations acquièrent, développent ou réactivent une force sous-marine, les marines de l’OTAN poursuivent leur coopération dans la lutte Anti-sous-marine (ASM).

 

Dix nations (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Italie, Royaume-Uni et Turquie) ont concentré un nombre important de moyens au large des côtes siciliennes où se déroule l’exercice opérationnel Dynamic Manta 2018. Une dizaine de bateaux, tout autant d’hélicoptères et d’avions de patrouille maritime, six sous-marins et 5 000 marins se confrontent dans un des plus grands rendez-vous du domaine de lutte anti-sous-marine. La France y a déployé ses équipements les plus performants : la frégate multi-missions Languedoc avec un hélicoptère Caïman embarqué et deux Atlantique 2. Ils vont, durant 15 jours, œuvrer pour remplir différentes missions allant de la protection de bâtiment à la couverture d’une zone contre une intrusion sous-marine en temps de crise.

 

Ce rendez-vous est essentiel car il permet aux marines de l’OTAN de s’entraîner conjointement dans un domaine de lutte très complexe où la coordination et la bonne compréhension mutuelle sont décisives. Les scénarios permettent de tester des tactiques de lutte élaborées au préalable entre experts nationaux. Les stratégies des officiers de lutte anti sous-marine sont complexes : tout en jouant des conditions d’environnement (propagation du son dans l’eau notamment), il faut anticiper les mouvements des sous-marins, comprendre leurs intentions, coordonner l’action et les cinématiques des différents capteurs afin de trouver les sous-marins ou de les empêcher de nuire.

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