Barkhane : redéploiement de l’Atlantique 2 à Niamey

Publié le 1 Décembre 2017 à 09:15

© EMA

L’avion Atlantique 2 (ATL2) est engagé régulièrement, et de façon temporaire, dans le cadre de l’opération Barkhane afin de compléter les capacités ISR (intelligence, surveillance and reconnaissance) déjà  mises en œuvre sur le théâtre et en appui des opérations des forces terrestres. Dès le lendemain de son redéploiement, le 10 novembre 2017, l’équipage de l’ATL2 a mené une première mission au-dessus de la bande sahélo saharienne. Cette mission a consisté en un travail de renseignement et de reconnaissance.

À l’origine, l’ATL2 est un avion destiné à la lutte anti sous-marine. Mais ses capacités et l’expérience de ses équipages en font un excellent vecteur pour sonder la profondeur d’une zone désertique aussi vaste que l’Europe. Il est doté d’un très grand rayon d’action, d’une longue endurance (jusqu’à 14 heures de vol) et d’une grande souplesse d’emploi. Ses différents capteurs permettent d’intercepter des communications radios et satellitaires, de détecter les émissions radars, ou encore de collecter du renseignement par imagerie haute définition et infra-rouge.

Le capitaine de corvette Hubert, chef du détachement ATL2 à Niamey et commandant de bord explique ce qui fait la force de cet aéronef : « Les nombreux capteurs dont il dispose sont complémentaires, à la fois entre eux, mais aussi avec les différents moyens de renseignement de la force. Cela permet la multiplication des sources de renseignement et la corrélation des renseignements captés. »

S’il capte le renseignement et le traite, l’ATL2 peut également assurer des missions de coordination de l’action des avions de chasse dans le cadre de vols de reconnaissance armée. Il dispose aussi d’une capacité offensive de bombardement par tir autonome d’armement guidé laser. L’équipage au complet comprend douze spécialistes aux ordres du commandant de bord, qui est un pilote expérimenté. À l’intérieur, les spécialistes s’affairent sur leurs consoles de bord pour mettre en œuvre les différents capteurs de l’aéronef, sous la supervision du coordinateur tactique.

Le dispositif déployé sur la bande sahélo-saharienne n’est pas figé. Il permet au commandement de la force de réarticuler et d’adapter en permanence son dispositif, en fonction des renseignements dont il dispose, pour faire peser une pression opérationnelle continue sur les groupes armés terroristes.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces  armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

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